Les Princes doivent " faire de l’art de la guerre leur unique étude et leur seule occupation ; c’est là proprement la science de ceux qui gouvernent ". Le pouvoir est toujours le fruit de l’emploi efficace de la force. L’armée de mercenaires présente des inconvénients (coût, fidélité fragile) c’est pour cette raison qu’elle ne devrait constituer qu’une force d’appoint à une armée nationale (fidèle car elle se bat pour elle-même, moins coûteuse car il suffit d’assurer son entretien). Ce prince idéal doit disposer de bonnes armes. Il peut ainsi s'assurer de ses ennemis et se concéder l'amitié des faibles. Bien que l'art de la guerre soit le moyen principal d'arriver à ses fins (127), le prince peut aussi faire preuve de ruse et de scélératesse, pour manipuler ses adversaires. Toutefois, voulant restaurer l'ordre de sa monarchie, s'il doit commettre des actes cruels ou répugnants, il doit le faire sous couvert d'un bien paraître que rien ne peut altérer.
AHHHH, sacré machiavel!
chers lecteurs, vous vous demandez certainement et à juste titre pourquoi mon esprit vif et visionnaire (n'ayons crainte des mots, utilisons les à bon escient simplement) s'interesse aujourd'hui à ce rital de florence élevé aux principautés et autres princes de la toscane d'il y a vachement longtemps. et bien la raison est qu'un film sort cette semaine à grands renforts de pubs et que chaque affiche contient des citations du célebre théoricien de la politique moderne et in extenso (trop classe) de la science politique moderne.
j'ai lu "le prince" en 1ère année de droit. c'es vrai que c'était léger, sensuel, humaniste, bref apocalyptique. rousseau "post façait" l'édition de poche en arguant du fait que l'essayste sous couvert d'être un suppôt des despotes de l'époque donnait à voir au futur citoyen en devenir. sachez qu'à l'époque, citoyen se disait "sujet"....
(de "sujet", la république bienveillante a transformé ce sobriquet en "administré". c'est vrai que cela fait moins "serf" mais ôte de facto le côté proche des gens que revêtait le premier mot, vous ne trouvez pas...?) "administré", ce mot n'évoque pour moi que mon statut de petit parisien soumis au régime réel d'imposition,aux files d'attentes au registre d'état civil et patati et patat, bref pas trop sexy...
machiavel donc, j'ai bien aimé parce qu'il était un peu comme moi...(enfin je suis un peu comme lui pardon...! ) il s'en battait les couilles de la morale et ce dans le but assez louable d'une recherche permanente de vérité. il occultait donc tout ce qui pouvait nuire à son objectivité, ce qui a rendu son discours clair , limpide, prodigieusement intelligent et efficace, et repris d'ailleurs dans les principales universités du monde entier.
je subbodore même que même lech walesa a dû le lire avant de prendre les rênes du pouvoirs et ce après solidarnösc. Par extension , on pourra faire référence à lula au brésil qui s'est retrouvé dans le même cas de figure. Comment assumer la "realpolitik" après avoir été un étendard de l'opposition syndicale voire révolutionnaire. Ils ont dû prendre des cours du soir pour rattraper les cours de sciences po ( non enseignés dans les usines de gdansk ou de rio)....pour résumer, imaginez josé bové à l'elysée: même problême. Après les chèvres, le déficit de la sécu, pas drôle tous les jours en somme...)
je me comparais donc volontiers dans un paragraphe précédent à machiavel: c'est cool non? Peut être qu'en 2450 , un étudiant à la bibliothèque François mitterand ( qui sera un vaisseau spatial et qui planera au dessus de l'île de la cité-il faudra prendre un décryoginisateur à protons intégrés pour l'atteindre par voie intraspatiale) me lira dans les archives de la salle "socio macro espace temps politique" et se comparera lui même à mon génie visionniaire.....
pardon mais c'est l'heure de prendre mon tranxene 2000 à base de rayons lasers ultra violets super 8!
dubourg 75

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